La charte

Nous pensons qu’il est vital dès aujourd’hui d’inventer et donner corps à « des formes concrètes de sobriété et de partage », pour vivre ensemble dans le respect de la vie, de l’autre, de l’environnement. Nous posons là les éléments d’une reflexion sur la nécessité d’engager une transition pour l’avenir, là où nous vivons.

1- Il ne sera pas possible dans les années à venir de parvenir à une société du plein emploi, comme par le passé,  faisant que chacun a vécu de son emploi, ce qui avait depuis longtemps généré un lien social dominant et donné ainsi  pour beaucoup un sens à sa vie.

2- Nous pensons en outre que nombre d’activités participent à l’augmentation de la consommation de ressources limitées, ce qui a un impact sur l’environnement et accentue la fracture entre ceux qui peuvent se payer une énergie rare et chère et ceux qui ne le peuvent plus, idem pour l’eau, idem pour l’alimentation…

3- Nous pensons que la disparition du travail de masse et l’augmentation des coûts de l’énergie risquent de créer des tensions, des jalousies et des conflits amplifiés par la tentation du tout sécuritaire qui nous empêchent de continuer à « bien vivre ensemble », c’est à dire à être capables de participer à un projet commun ou, a minima, à une solidarité collective.

Dans ce contexte, il est impérieux de trouver les modalités à la fois d’une autonomie maximale en termes énergétiques et d’une solidarité renouvelée qui puisse permettre de créer le lien social, de partager les savoirs, développer la pensée,  pour faire société même sans travail ! Cela passe par une prise de conscience des enjeux écologiques, une volonté de montrer qu’il y a de nombreuses choses possibles à faire à notre niveau et d’en faire l’expérience individuellement et collectivement pour que le bassin de Pont à Mousson soit un territoire où l’on peut vivre bien.

 

Objectifs

Il s’agit d’entrer en transition, c’est à dire d’inventer de nouvelles modalités du « vivre ensemble » et d’aller vers une sobriété énergétique (transition énergétique).

Le mouvement de Transition énergétique (Transitiontowns) est né en Grande-Bretagne en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, en 50 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Pour aller vers une transition énergétique, quels objectifs concrets se fixer  ?

  • réduire ses émissions de CO2 et sa consommation d’énergie d’origine fossile ;
  • retrouver un bon degré de résilience* par la relocalisation de ce qui peut l’être et par l’intensification des liens entre habitants, et entre habitants et acteurs économiques locaux ;
  • acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.

Dès lors, nous, citoyens, nous habitants, trouverons par nous-mêmes les solutions qui nous conviennent en fonction des ressources de notre territoire et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif.

Une initiative de Transition est une sorte de «toit» commun qui reconnaît les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises etc.) et soutient les projets qui correspondent aux objectifs.

 

Pourquoi agir localement ?

  • parce que l’économie devra inévitablement se re-localiser en grande partie ;
  • parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action ;
  • parce que c’est souvent près de nous que se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir.

La démarche des initiatives de Transition consiste à aider les citoyens à définir ensemble leur avenir et les solutions qu’ils souhaitent mettre en place (parallèlement aux mesures qui pourront être prises au niveau national ou international). La première étape consiste à établir une vision commune qui dédramatise la mutation à venir et fournit la motivation nécessaire pour s’engager dans un profond processus de changement.

 

Nous ne savons pas si cela va marcher mais nous sommes convaincus que :

– si nous attendons les gouvernements, ça sera trop peu et trop tard

– si nous agissons individuellement, ça sera trop peu

– si nous agissons maintenant ensemble localement, ça sera peut-être assez, peut-être juste à temps.

Chiche?

 

*Résilience : capacité d’un éco-système à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi une perturbation. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Résilience_(écologie))

 

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